La célébration des 20 ans de la Fondation Total, ou un bel exercice de communication d’entreprise

 

La Fondation d’entreprise de Total est née lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Pour célébrer son anniversaire, elle a organisé le 20 novembre 2012 une après-midi de débat autour du thème de la jeunesse. Parler de ceux et à ceux qui représentent l’avenir du pays. Et qui, comme elle, ont 20 ans aujourd’hui.

 

Un constat qui suscite le débat

L’après midi commence par la diffusion d’un reportage « Regards croisés sur la jeunesse en France », basé sur une étude de l’Institut CSA. On y découvre un sondage pessimiste : 75% des jeunes (18-23 ans) estiment qu’il est difficile d’avoir 20 ans aujourd’hui. Pire encore, 80% des parents et grands parents de ces jeunes (45-65 ans) jugent qu’il est difficile d’être jeune actuellement et que leur place dans la société s’est dégradée depuis 20 ans.

Raisons de ce manque de confiance : les jeunes sont confrontés à de nombreux problèmes économiques et sociaux. Leur principale préoccupation est l’accès à l’emploi.

Notre société aurait de surcroit une vision détestable de la jeunesse : « paresseux », « inquiets », « égoïstes » et « instables » sont les adjectifs les plus cités par les personnes interrogées, parents et jeunes confondus !

Pour répondre à cela, deux tables rondes sont organisées. La première est centrée sur la place des jeunes dans la société et leurs aspirations face à l’avenir. La seconde se focalise sur l’envie d’agir des jeunes et leur place sur le marché de l’emploi.

Les intervenants, issus du monde de l’entreprise et des associations, abordent des sujets très variés. Ils proposent des solutions intéressantes, notamment pour la qualification et l’employabilité. Retenons les points clés du débat :

Face au négativisme général, il faut réagir et accompagner les jeunes pour les aider à réussir. La société et les entreprises doivent davantage miser sur les jeunes, car c’est d’eux que viennent les innovations et les créations. Les jeunes sont d’ailleurs demandent de conseils et d’enseignements de la part des générations précédentes, ils veulent réussir et ont les atouts pour. Il faut leur donner confiance en eux et en leur avenir mais aussi leur faire confiance en leur attribuant des responsabilités. Il ne faut pas faire de cette génération la « génération sacrifiée », il faut changer l’image de la jeunesse, notamment celle relayée par les médias.

A la fin de l’après midi, nous sommes invités à nous intéresser aux stands des associations de la Fondation Total : humanitaire à l’étranger, aide pour les études et pour l’intégration professionnelle en France.

Une communication efficace

Total a réussi son coup. Il y avait beaucoup de jeunes dans l’assistance et chacun ressort plutôt convaincu. Les échanges étaient pertinents et ont amené à des propositions concrètes. Suite au constat de l’étude CSA, le groupe Total apparait comme une institution créatrice de réflexions, de valeurs et d’actions. L’entreprise peut s’imposer comme un acteur clé de la société civile : sa collaboration avec les intervenants présents a permis de faire émerger des solutions riches face aux problèmes posés. L’image de Total en sort grandie : l’entreprise n’est pas seulement lucrative, elle œuvre également dans l’intérêt de la société. C’est l’objectif basique de la communication corporate.

En France, la population est pourtant très attachée au service public: l’Etat agit dans le sens du bien commun. Le secteur privé est habituellement vu comme égoïste et intéressé uniquement par le profit.

Malgré l’excellente qualité de la communication de Total, sa volonté affichée d’influencer les valeurs et mœurs sociétales peut déranger. Mais dans une société en crise, où l’Etat doit faire des économies et semble parfois à court d’idées, les apports du privé dans des sphères habituellement publiques peuvent s’avérer intéressants.

Pour en savoir plus sur la fondation Total : http://fondation.total.com/

Charlotte Forty de Lamarre et Marine Leroy

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