Cette année, pour sa nouvelle édition des “Petits déjeuners de la Sorbonne”, les étudiants du M2 Communication politique et institutionnelle ont décidé de se pencher sur la question de la folie en politique.

En effet, depuis quelques années, on observe une augmentation des lectures psychologisantes du pouvoirque ce soit dans le champ médiatique ou universitaire. II y a aujourd’hui une volonté de mettre chaque politique sur le divan et d’analyser son degré de folie afin de comprendre son appétence pour le pouvoir. En témoigne l’explosion des dossiers journalistiques et des émissions télévisées plus ou moins racoleurs sur le sujet.

En outre, l’essor de la communication politique, le développement des réseaux sociaux et la dictature du buzz qui en découle ont assurément renforcé ce phénomène. L’exemple le plus éloquent étant celui du Président des États-Unis, Donald Trump, dont l’action politique et les tweets sont systématiquement analysés par le prisme de la psychanalyse.

De même, les hommes et les femmes politiques français n’échappent pas à ce phénomène. Encore récemment, un dossier du Nouvels Obs intitulé “Macron sur le divan : six psychanalystes sur le moi président “ s’est intéressé à la personnalité du Président afin de comprendre la manière dont il gouvernait le pays. Récemment, le buzz des perquisitions policières chez le leader de la France Insoumise, qui a mis en lumière sa part de « folie », a fait couler beaucoup d’encre et de mèmes dans les médias.

Par ailleurs, est-il nécessaire de rappeler que cette question ne touche pas que les hommes ? Dans un autre genre, les femmes, depuis leur entrée en politique, sont régulièrement taxées « d’hystériques » ou de « folles ». Ségolène Royal, Cécile Duflot ou encore Marine Le Pen … Toutes ces femmes politiques ont subi et continuent de subir des analyses à la fois psychologisantes et sexistes sur leur manière de faire de la politique.

Il semblerait qu’aujourd’hui l’argument psychologique soit devenu un véritable outil de communication politique. Entre déstabilisation, décrédibilisation et même justification, le recours à la psychologie a donc su s’imposer comme une nouvelle grille de lecture du politique.

Ainsi, nous pouvons nous demander si les lectures psychologisantes sont une nouvelle grille de lecture politique ou un simple outil de communication ?

► INTERVIENDRONT :

x Laurence Rossignol, Sénatrice de l’Oise, Ancienne Ministre, Vice-Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.

x Aurore Gorius, Journaliste pour Les Jours, spécialiste des questions de pouvoir entre conseillers, lobbyistes, communicants et politiques, auteur de « Les Gourous de la Com« .

x Gaspard Gantzer, Fondateur de l’Agence de communication 2017 et ancien conseiller en communication de l’Élysée.

x Frédérique Matonti, Professeur de Science Politique à l’Université Paris 1, spécialiste des questions médiatiques et de genres, auteur de « Le Genre Présidentiel« .

x Le tout, animé par Marc-Olivier Fogiel !

► DATE : 
Jeudi 14 Février 2019 – 8H15

► LIEU :
Sorbonne, Amphithéâtre de Gestion
Accès via le 14 rue Cujas, 75 005 PARIS

► INSCRIPTIONS : https://buff.ly/2S8MnBU 

► ÉVÉNEMENT FACEBOOK : https://bit.ly/2Ww62L6