Quelle communication pour exister dans le paysage politique aujourd’hui ?

 

Pourquoi l’offre politique ne séduit plus ? La communication est-elle vecteur de changement ? Comment communiquer sur une nouvelle offre politique ?

Le 22 mai 2015, de 8h30 à 10h30 à la Sorbonne (amphi de Gestion)

 

Les Petits Déjeuners de la Sorbonne

Dans le cadre du Master 2 professionnel « Communication Politique et Sociale » de l’Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1, les étudiants du séminaire intitulé « Profession : communiquer » de Jacques Suart organisent tous les ans une série de conférences autour d’un petit déjeuner. Ces rendez-vous sont devenus une véritable institution, si bien que les Petits Déjeuners-Débats de la Sorbonne ont été déposés à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Ces rencontres se concentrent sur des problématiques de communication faisant appel à des domaines aussi divers que la politique, les institutions publiques, la culture, le sport ou encore le monde de l’entreprise par exemple.

 

Notre petit déjeuner

Nous sommes partis d’un constat simple: la politique ne séduit plus. L’abstention, de plus en plus commentée dans les médias, ne cesse d’augmenter. Parallèlement, les partis politiques voient leur nombre d’adhérents diminuer. En un mot, l’audience des partis politiques français, qui sont un pôle structurant de la vie sociale, baisse.

 

Les partis de gauche et de droite se succèdent à la tête du pays, sans jamais parvenir à convaincre les citoyens, de plus en plus nombreux à exprimer leur mécontentement face à la politique menée. La crise de 2008 et cette alternance des deux partis PS et UMP, favorise la montée des extrêmes. En effet, le vote frontiste explose, notamment depuis les élections européennes de mai 2014. A cette occasion, le Front National a été qualifié comme “premier parti de France“ : une formule reprise dans sa communication puisqu’elle figurait sur les affiches électorales de leurs candidats aux élections départementales de mars 2015. En outre, ce parti use et met au cœur de sa stratégie de communication « l’indifférenciation » de la gauche et de la droite traditionnelle. En effet, le FN a notamment réussi à imposer la formule “UMPS“, un élément de langage que l’on retrouve dans les discours de bon nombre d’hommes politiques.

 

Cependant, le Front National n’est pas non plus à l’abri de l‘indifférenciation politique : ainsi, il est souvent comparé à l’extrême gauche au niveau de sa politique économique. On se souvient que les extrêmes avaient tous deux soutenu Siriza aux élections grecques d’il y a quelques mois.  Parallèlement, de nouvelles formations politiques en marge des partis existants apparaissent : pour ne citer qu’eux, l’UDI a été créée en 2012, Sens Commun s’est constitué après la “Manif pour tous“ de 2013, et les frondeurs soufflent cette année leur première bougie.

 

Ces évolutions politiques interviennent en même temps qu’un bouleversement des moyens de communication : désormais, les communicants doivent intégrer Internet, les réseaux sociaux et les nouveaux modes de sociabilité à leur stratégie. En un mot, ils doivent adapter leur discours à la modernité, qui rime sans aucun doute avec la spontanéité. Alors, face à l’indifférenciation des partis traditionnels, et à la multiplication de nouvelles offres, nos hommes politiques sont-ils audibles ? Et finalement, comment communiquer pour exister dans le paysage politique aujourd’hui ? Ce débat est l’occasion de s’interroger et tenter de comprendre pourquoi l’offre politique ne séduit plus et pourquoi la communication est vecteur de changement, mais également de proposer des pistes pour communiquer autrement.

 

Les intervenants

Notre modératrice :

– Anne-Claire Ruel : Diplômée du Master 2 de Communication Politique et Sociale de Paris 1 et de l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, passée par l’Assemblée Nationale, TBWA Corporate et Equancy & Co, Anne-Claire Ruel est une professionnelle de la communication politique. Elle est maintenant chroniqueuse du France TV Info, fondatrice de F.Jane conseil et enseignante à l‘Université de Cergy.

 

Nos intervenants :

  • Daniel Leca : porte-parole de l’UDI et président du mouvement des Jeunes Radicaux UDI
  • Denis Pingaud : Président de Balises – société de conseil en stratégie d’opinion et de communication – enseignant en communication politique et publique à Sciences Po Paris, auteur de L’Homme sans com‘ (2013) ;
  • Bertrand Simon : Directeur du Master 2 Communication Politique et Sociale de l’université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), agrégé et docteur en philosophie, Bertrand Simon enseigne la communication et les stratégies digitales au département de Science Politique de Paris 1. Parallèlement et depuis 2001, il conseille entreprises et institutions dans leurs stratégies de communication ;
  • Thomas Wieder : Rédacteur en chef au Monde, chef du service France et coproducteur de l’Atelier du monde sur France Culture le dimanche de 17h à 17h55.

 

Les étudiants

Marion Baudier-Melon (@MarionB_M) : Passée par une prépa lettres à Henri IV, elle a ensuite obtenu une licence en anglais et une autre en espagnol à la Sorbonne (Paris IV), tout en découvrant la communication à travers des stages. Confortée dans sa vocation, elle a intégré le Master 1 « Communication Politique et Publique en France et en Europe » de l’UPEC (ex-Paris XII) dont elle était la community manager, puis le Master 2 « Communication Politique et Sociale » de Paris 1. Après des expériences dans différents secteurs (iTélé, Louis Vuitton, Fondation pour l’innovation politique, événementiel, campagne politique), Marion fait son stage de fin d’études au cabinet de la Maire du 9e arrondissement de Paris et se destine à travailler en ministère ou dans les institutions en tant que conseillère en communication.

Nils Castel : Titulaire d’une double licence en Histoire et Sciences Politiques, Nils Castel poursuit actuellement un cursus de M2 en Sciences Politiques (« Communication Politique et Sociale ») à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Son mémoire de Master 1 portait sur la politisation et les modalités de prise de parole politique sur les réseaux sociaux.

Kira Hollmann : Passionnée par les cultures étrangères, Kira effectue après son baccalauréat en Allemagne un voyage d’un an au Canada, en Amérique du Nord et au Mexique. Elle vient ensuite s’installer en France pour travailler en tant que jeune fille au pair. Titulaire d’une licence d’information et communication, Kira intègre le Master 1 en Science Politique. Son mémoire porte sur le thème « France-Allemagne : étude comparative de la proximité et des relations de pouvoir entre journalistes et politiques ». Après des expériences en relations presse et communication (Condé Nast, Chanel) Kira est actuellement en Master 2 Professionnel Communication Politique et Sociale de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et fait son stage de fin d’études à la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie. Elle envisage de travailler dans la communication franco-allemande ou européenne.

Domenico Morano : Après une licence de Lettres Modernes Appliquées à l’université Paris 4 où il s’est beaucoup intéressé aux questions linguistiques et littéraires, il a aiguisé son intérêt pour la communication à travers des stages à Radio France et en institut d’études. Il a par la suite obtenu une maîtrise en Sciences politiques mention Information et communication à l’Institut Français de Presse (Paris 2), avant d’entrer à Paris 1 dans le cursus Communication politique et sociale. Il effectue actuellement son stage de fin d’études à la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD), dépendant du ministère du même nom, et se destine à une carrière dans les services de communication ministériels.

Clémence Naizet (@ClemenceNaizet) : Après deux années en Sciences du Langage à la Sorbonne (Paris III), Clémence a souhaité se spécialiser dans l’étude de la fonction même du langage : la communication. Elle a alors décidé de rejoindre en troisième année le parcours « Médias et Communication » à l’Université Panthéon-Assas, tout en effectuant en parallèle, un stage de six mois au sein du Cabinet du Maire de Rouen. Cette  expérience n’a fait que renforcer sa volonté de poursuivre dans le domaine de la communication politique. Après son Master 1 en Information et Communication, à l’Université Panthéon-Assas, elle a choisi d’intégrer le Master 2 « Communication politique et sociale » de Paris 1. Aujourd’hui, elle effectue son stage de fin d’études au pôle Communication de crise et Affaires publiques au sein de l’Agence Edelman.

 

Nos partenaires

Nous remercions nos partenaires, Sorbonne Communication et Entreprises & Médias, pour leur soutien dans l’organisation de ce petit déjeuner débat

 

Informations pratiques 

Sorbonne

Amphi de Gestion

Entrée rue Cujas, 75005 Paris

Accès : RER B Luxembourg / Métro 10 Cluny la Sorbonne

 

L’affiche du Petit Déjeuner est consultable ici.