Sixième et dernier Petit-Déjeuner Débat le 10 juin : Comment réconcilier l’entreprise et le social

Mathilde Renversade – Lauranne Favre – Ariel Ditchi – Loïc Duchateau – David Miele

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MAJ : retrouvez les documents du débat

Invitation – Comment réconcilier l’entreprise et le social ?

– Le dossier de presse est également disponible ici.

La présentation faite par Muriel Humbertjean, que nous remercions pour sa mise à disposition.

– La page consacrée à notre événement : entreprise-et-social

– la vidéo du débat (prochainement)

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Le sixième et dernier Petit-Déjeuner Débat de la Sorbonne  de l’année se déroulera le jeudi 10 juin.

« Comment réconcilier l’entreprise et le social ? La crise, outil de management pour adapter la communication à l’entreprise de demain »

Loin de se cantonner au monde économique, la crise économique a eu un impact fort sur les sociétés, et les mentalités. Certes l’origine directe de la crise tient à une déréglementation financière excessive et un manque de contrôle, néanmoins, la crise a mis en lumière des tensions beaucoup plus profondes au sein de l’entreprise. C’est pourquoi elle est interprétée, non seulement, comme une crise financière, mais aussi comme une crise morale; une crise qui questionne le lien, la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son environnement social.

L’entreprise ne cherche-t-elle que son propre profit, au détriment de sa dimension et de son rôle social ? Comment parvenir à équilibrer préoccupations économiques et préoccupations sociales ?

Le monde économique apparaît, pour beaucoup, un peu à l’image du monde politique, comme un monde de plus en plus autonome, coupé du reste des réalités sociales, soucieux de ses propres intérêts. Cette dérive a mis à mal la dimension symbolique de l’entreprise, et sa réputation.

Les problématiques autour de la souffrance au travail, du stress, de la RSE et de la promotion de bonnes pratiques se posent désormais avec une acuité croissante. Les récents évènements chez France Telecom ou Pôle Emploi, où l’on dénombre plusieurs cas de suicide, avec parfois des tentatives sur le lieu de travail, sont révélateurs des tensions.

S’est développée une situation paradoxale, où la communication produit de l’isolement et où la surinformation réduit la pertinence des échanges. Enfin, la généralisation des TIC dans les entreprises a également des conséquences sur la santé du travail. Impact physique sur les organismes lié à l’ergonomie du poste de travail, et surtout, impact psychologique (tension, stress, burn out…) dû à un rythme de travail en astreinte permanente.

Comment réconcilier l’entreprise et le social ?

Il semblerait donc que la communication soit un des rouages de cette crise : les entreprises sont ainsi accusées d’opacité, de management agressif, et de pratiques « douteuses ». La communication, avec son cortège d’informations à flux tendu, participe à la propagation de rumeurs, entretenant un sentiment d’insécurité, voire de panique chez les individus.

La communication est consubstantielle à la crise puisque l’essentiel d’une crise réside non dans sa réalité, mais dans sa perception. A la fois rouage de la crise, la communication est vite apparue comme un moyen d’y faire face et d’en sortir; la crise étant considérée comme le résultat d’un manque d’intégration d’une démarche de développement durable. Elle serait ainsi la conséquence d’une insuffisance dans la RSE et cette hypothèse serait valable aussi bien pour la crise organisationnelle que pour les crises structurelles.

Dès lors, l  es entreprises lancent des enquêtes sur le bien-être de leurs salariés au travail, mettent en place des cellules d’écoute, de nouvelles techniques de management, redéfinissant leur communication sur le mode du qualitatif, vers une forme de communication sociale.

La communication, si elle se fonde sur le sens, sur l’intégration des individus dans le projet de l’entreprise, peut alors faire pencher la crise comme une vraie opportunité.

Cependant cette démarche de l’entreprise vers plus de responsabilité sociale, n’est pas sans soulever quelques questions. Certes la RSE peut être un facteur de cohésion interne mais les entreprises sont-elles dans une communication de vérité ou dans une communication de l’image ?

Certaines dérives ont pu être constatées. C’est le cas notamment lorsque l’écologie est utilisée uniquement comme une stratégie visant à augmenter le capital-image de l’entreprise (greenwashing). Autre problème : selon une étude de Mohr Webb et Harris, une entreprise qui communique sur ses engagements sociaux attire l’attention sur ses activités et est plus critiquée et surveillée qu’une autre. Il est donc possible qu’elle traverse la crise plus difficilement car si elle est accusée à tort ou à raison de comportements non citoyens, elle crée une déception d’autant plus forte que les individus avaient confiance en elle.

Le débat sera animé par Valérie Lecasble, vice-présidente de TBWA Corporate.

Interviendront lors du débat:

Muriel Humbertjean, directeur général adjoint de l’institut TNS-SOFRES et co-directeur de l’unité Stratégies d’Opinion

Didier Heiderich, président de l’Observatoire International des Crises et directeur de publication du Magazine de la communication de crise et sensible

Yves-Marie Dalibard, directeur de la communication de Total, et vice-président de l’association Entreprises et Médias

Lysiane Soubeyrand, directeur de la communication et des relations institutionnelles de Pôle Emploi

Lieu : Palais d’Iéna, siège du Conseil Économique, Social et Environnemental – 9, place d’Iéna, 75016 Paris. Localisation

Métro : 9 (Iéna), 6 (Trocadéro)

Horaires : petit-déjeuner à partir de 8h15 jusqu’à 9h00, débat de 9h00 à 10h30

Pour y assister, RSVP sur entreprise-et-social (cliquer sur « accepter ici ») ou par mail à entreprise.social@gmail.com avant le 5 juin 2010

Une pièce d’identité vous sera demandée à l’accueil.

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